La galaxie melty
Edition France
1752 jeunes en ligne

Jérémy Ferrari, Kevin Razy, Jhon Rachid : Les humoristes s'invitent dans le débat politique, bonne ou mauvaise chose ? Le Billet d'humeur buzz

Jeremy Ferrari n'a pas eu peur d'exprimer ses idées face à Manuel Valls
Ecrit par

L'épisode entre Jérémy Ferrari et Manuel Valls samedi soir dans ONPC, a mis en lumière un réveil timide mais réel de la nouvelle scène de l'humour vis-à-vis de la politique. Est-ce pour autant un souhait du public ?

Coluche, Le Luron, Desproges, Guy Bedos…en France, il existe toujours cette tendance à regarder vers le passé, même lorsqu'on parle des humoristes. Une certaine nostalgie de ces amuseurs qui savaient nous faire marrer tout en apportant une dose de réflexion, en tapant bien souvent sur le politique. Bien loin de la génération YouTube et de ces supposés blagues à 2 balles, ou encore de la nouvelle scène humour qui recyclent les mêmes vannes autour de la vie en couple et des communautés. Grosso modo, voilà le portrait des "déclinistes" de l'humour. Et pourtant, plusieurs exemples récents peuvent venir contredire ces raccourcis. À l'image du clash entre Jérémy Ferrari et Manuel Valls samedi dernier dans ONPC, le comique ayant troqué son habituel humour noir pour s'indigner et bousculer l'actuel Premier ministre. Une colère qui sied habituellement à Bonjour Tristesse, un YouTubeur hors des clous, dont les coups de gueule, étayés par des arguments, sont très populaires sur la toile.

Ce désir d'élever les consciences (à leur modeste mesure) est également partagé par Kevin Razy, qui a pris pour habitude d'organiser des dialogues avec lui-même sur des thématiques aussi hard que les attentats ou encore la "France pays de race blanche" selon Nadine Morano. Parfois, il suffit d'une simple photo pour exprimer ses opinions, comme l'a fait Jhon Rachid en se payant le tête de Jean-Marie Le Pen en compagnie de son pote Brahim Zaibat. Et puis au fond, c'est quoi la politique ? Un énième discours d'enarque sur le conflit israélo-palestinien, ou bien voir Un Arabe et un Juif (Younes et Bambi) délirer ensemble sur scène ? Thomas N'Gijol racontait l'autre jour sur Canal que rien que de s'amener sur scène avec sa "gueule de métèque", c'était un acte politique. Reste que dans le pays des paradoxes, beaucoup sont prompts à dézinguer les humoristes dès lors qu'ils prennent position. D'où une certaine réticence de leur part "à s'afficher". En même temps, est-ce que les politiques ont besoin d'eux pour faire rire (jaune) ? Est-ce que vous appréciez quand les humoristes parlent politique ?

Crédit : toutelatele.com
Les sites du réseau meltygroup

























© 2016 meltygroupQui sommes-nousNous contacterNous suivreAnnoncerConditions d'utilisationInfos légales