La diffusion de la voix de Mohamed Merah sur TF1 a choqué les familles des victimes. Hier soir leur avocat Maître Patrick Klugman a reçu les explications de Harry Roselmack, présentateur de Sept à Huit, tous deux invités sur le plateau du Grand Journal.
Depuis la diffusion dimanche soir dans l'émission Sept à Huit sur TF1 de la conversation entre Mohamed Merah et les policiers le web semblait sous le choc, mais ce sont désormais les familles de victimes qui se disent "scandalisées". Le Grand Journal a donné l'occasion, hier soir, à Harry Roselmack, présentateur du programme pointé du doigt de se justifier auprès de maître Patrick Klugman, avocat des familles des victimes. Un débat houleux qui n'a pas réussi à mettre d'accord les deux parties. Le présentateur a tenté de se justifier au nom du devoir d'information qu'engendre son métier de journaliste tout en comprenant "l'émotion" des familles des victimes. Une émotion qui selon lui ne devait "en aucun cas être un élément de censure". Et d'ajouter : "Il y a dans ce document des éléments d'information importants à porter à la connaissance du public". Harry Roselmack a également insisté sur l'aspect factuel de la conversation réfutant ainsi les accusations de sensationnalisme. L'avocat de M. Samuel Sandler, père et grand-père de trois victimes qualifiait quant à lui TF1 et Sept à Huit de "diffuseurs post mortem de Mohamed Merah". Il craint par ailleurs que ces enregistrements audio "donnent à manger à des gens qui sont ses adorateurs, ses adeptes". Harry Roselmack termine en comparant leur métier respectif : "Je suis journaliste vous êtes avocat, il vous arrive de défendre des criminels présumés, vous le faites en respectant la douleur des victimes, nous faisons la même chose et nous le faisons avec responsabilité, le droit d'informer existe dans une démocratie !". Une explication qui ne semble pas convaincre Maître Patrick Klugman. Et vous, que pensez-vous de la façon dont s'est justifié Harry Roselmack ?


















