Attentats de Paris : Les réseaux sociaux en avant-poste, le billet d'humeur Buzz

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Bien souvent théâtre de dérapages et autres vaines polémiques, les réseaux sociaux ont eu un rôle bénéfique et incommensurable dans les événements tragiques qui ont touché Paris ce vendredi 13 novembre. Tant au moment des attentats que dans la séquence qui s'est par la suite enclenchée. Ou quand le mot "social" retrouve ses lettres de noblesse…

À l'heure où les Français tentent tant bien que mal de reprendre le cours de leur existence après un week-end passé chez eux totalement sonnés, certaines polémiques paraissent bien futiles, à l'image de l'hommage d'Eve Angeli seins nus pour les victimes des attentats. Ce serait faire insulte à Twitter de ne retenir que ce tweet, au moment où le réseau social peut se targuer d'avoir joué un rôle ô combien important dans la situation de crise qui a touché le pays. Tout d'abord, au moment des attaques simultanées vendredi soir dernier, avec la création du hashtag #PorteOuverte par lequel des Parisiens proposaient à des personnes en situation de détresse de venir se réfugier chez eux. Le réseau de microblogging a également permis à ses utilisateurs de donner de leurs nouvelles et rassurer leurs proches, tout comme Facebook, qui pour ce faire, a activé un outil encore jamais utilisé lors d'attentats.

Attentats de Paris : Les réseaux sociaux en avant-poste, le billet d'humeur Buzz

Il s'agit de l'outil "contrôle d'absence de danger", ou "Safety check", dont l'utilisation à Paris et non au Liban a obligé Mark Zuckerberg à sortir de son habituel réserve. Il a quoiqu'il en soit permis à des millions de Parisiens et Franciliens de signaler à leurs contacts qu'ils étaient en sécurité. Une initiative saluée sur Twitter via #MerciFacebook. Si les réseaux sociaux ont rempli ce soir-là une mission inédite (en France), donnant clairement du sens au mot "social", ils ont également eu un rôle prépondérant dans la séquence post-attentat. Dans le sillon du fameux "Je suis Charlie", né après les attentats de janvier, de nombreux messages de soutien se sont regroupés derrière les hashtags #PrayForParis ou encore #JeSuisParis. Du côté de Facebook, les utilisateurs ont la possibilité d'habiller leur photo de profil aux couleurs du drapeau français. Une communion quasi-mondiale, qui facilite la résilience, entre autres visible à travers le hashtag #OccupyTerrasse où les Parisiens montrent sur Twitter qu'ils n'ont pas peur en retournant sur les terrasses des cafés. Une mobilisation sans précédent, qui témoigne du pouvoir des réseaux sociaux, potentiel rempart contre l'obscurantisme.