Booba se paie Le Figaro après une critique assassine sur son feat avec Christine and The Queens

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Massacré par un journaliste du Figaro au même titre que Christine and The Queens pour avoir pondu "Here", Booba l'Américain a préféré ironiser sur son compte Instagram.

Après Christine and The Queens, qui a répondu avec philosophie aux critiques suscitées par son feat avec Booba, c'est au tour du rappeur de s'épancher sur le bashing dont il est l'objet. S'épancher, c'est vite dit en fait, tant il s'est montré succinct sur Instagram, son réseau social fétiche. Le Duc de Boulogne a préféré répondre aux critiques en isolant celle du Figaro, qui cristalliserait presque toutes les frustrations des mécontents. La collaboration y est qualifiée de "naufrage", mais aussi comme "l'une des plus grandes arnaques de la chanson française". Le journaliste tire à boulets rouges sur les deux artistes, notamment Kopp qu'il affuble de l'adjectif misogyne : "Le tableau aurait pu correspondre à l'univers si fascinant de Christine and the Queens. Mais non. Elle a malgré tout souhaité s'entourer de Booba à bord de ce Titanic musical que l'on avait vu venir de loin."

C'est pour ça que j'aime ce pays! ???? @christineandthequeens #here #jsuispastropjupedoncjmesuismisaujean #zer

Une photo publiée par KOPP92i In üs we trust (@boobaofficial) le

Sur Insta, B2O a préféré jouer la carte de l'ironie en soulignant à quel point il aimait ce pays. Manière de dire qu'il a bien fait de s'exiler aux States, au regard de cette exécution publique. Christine and The Queens n'a pas encore sa villa à Miami, mais son message publié hier sur Facebook rejoint parfaitement celui de son acolyte. À savoir que la France de la culture doit faire preuve de davantage d'ouverture d'esprit, notamment envers les cultures urbaines : "Je vais continuer de provoquer des rencontres inattendues, justement parce que je considère que la production musicale française devrait être un territoire plus accueillant que le nôtre. Je ne crains pas l’impureté du mélange - justement parce que je suis de culture queer. Ce qui m’effraie, en revanche, c’est que la culture du rap soit encore aussi méconnue en France, et qu’une collaboration comme la nôtre puisse encore paraître absurde". Ce feat mérite-t-il autant de critiques ?