Hypnose, le grand jeu : Cyrille Arnaud, l'hypnotiseur de W9, nous livre tous les secrets de l'émission ! (EXCLU) 

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Hypnose, le grand jeu, c'est ce soir sur W9 ! Pour marquer cet évènement, meltyBuzz a souhaité interviewer l'hypnotiseur star de l'émission, Cyrille Arnaud, pour tenter de connaître tous les secrets de l'hypnose. Révélations !

Récemment, on vous annonçait qu'Hypnose le grand jeu arrivait bientôt sur W9... A présent, il est temps de découvrir l'émission dans son intégralité ! Comme prévu, on s'attend à du rire, de la complicité, du jeu, de la folie et bien évidemment, de la bonne humeur. Au vu des premières images de ce programme délirant qui mélange l'hypnose et le divertissement, c'est certain, on ne risque pas de s'ennuyer ! Stéphane Rotenberg semble s'amuser comme un fou, les candidats sont tous aussi déjantés les uns que les autres et le public semble totalement conquis. Pour l'occasion, nous avons interviewé Stéphane Rotenberg, aux commandes d'Hypnose, le grand jeu, mais aussi l'hypnotiseur en question, Cyrille Arnaud, qui a gentiment répondu à toutes nos interrogations concernant cette pratique si mystérieuse... Découvrez sans plus attendre l'entrevue en question !

meltyBuzz : En quoi consiste l’hypnose exactement ?

Cyrille Arnaud : L’hypnose est un état modifié de conscience, c’est-à-dire que c’est un état dans lequel le sujet va voir son inconscient prendre la place et le pas sur sa conscience. Cette dernière étant l’esprit critique ; c’est celle qui emmagasine tous les souvenirs, toutes les capacités à chercher la solution à un problème, qui nous fait tenir debout, qui nous fait respirer, etc. L’inconscient, c’est ce qui nous permet de rêver ! D’ailleurs, quand on rêve, on lâche totalement prise, on voit des choses, on les entend… L’hypnotiseur, lui, met la personne dans un état modifié, de manière à pouvoir parler directement à l’inconscient de la personne.

mB : Y a-t-il eu des « soucis » ou des dysfonctionnements avec l’hypnose durant Hypnose Le Grand Jeu sur des candidats ?

CA : Non, aucun (rires). On a rencontré plus de 400 candidats et le but était de sélectionner les personnes les plus réceptives, expressives, qui ne faisaient pas de théâtre le week-end, qui n’avaient pas fait tous les plateaux TV… pour être sûr d’avoir des individus authentiques. On voulait du vrai ! Mais sinon, pas de problèmes techniques. Pas de dysfonctionnements. Pas de soucis. Tout s’est vraiment très bien passé. C’était assez long car on a dû chercher les candidats partout. On a fait Paris, Lille et Lyon. Les gens venaient de toute la France sur les lieux de casting. On a eu des gens de Toulouse, de Marseille, de Strasbourg… Donc le plus dur, honnêtement, c’était de faire la sélection des 20 candidats !

mB : Stéphane Rotenberg est-il une personne difficile à hypnotiser ?

CA : Je ne l’ai pas hypnotisé malheureusement… On n’a pas pu prendre le temps, et il ne me l’a pas demandé (rires) !

mB : Pouvez-vous absolument tout « contrôler » chez quelqu’un sous hypnose ? Par exemple, demander à une personne extrêmement timide de faire un strip-tease ?

CA : En hypnose, on peut tout se permettre ! À partir du moment où l’inconscient de la personne va le vouloir… Donc celui qui est extrêmement timide, peut très bien devenir extraverti en état d’hypnose, car il lâchera prise et n’aura aucune barrière… Maintenant, si l’individu fait un strip-tease, c’est qu’il en aura envie. C’est pour cela que sur certains spectacles ça se produit. On voit des personnes qui peuvent très bien enlever leur chemise ou autres (rires). Si la personne le fait, c’est que quelque part elle est ouverte à ça !

mB : Et si vous n’arrêtez jamais l’hypnose chez une personne, que se passe-t-il ?

CA : Imaginez, vous vous couchez le soir et vous ne mettez aucun réveil pour vous lever le lendemain matin... Est-ce que vous allez vous réveiller ? Oui, tôt ou tard ! C’est exactement pareil pour l’hypnose. Si par mégarde, j’oublie de déprogrammer une personne, il n’y a pas de risques… Avec le temps, petit-à-petit, ça se fait tout seul. Bien sûr, je parle ici de l’hypnose de spectacle ! En hypnose thérapeutique, c’est un peu différent. C’est une autre pratique, un protocole différent.

mB : Le plus impressionnant pour les gens, concernant l’hypnose, est certainement lorsque vous dites « Vous dormez » et qu'ils s’endorment instantanément. Quel est le secret ?

CA : Il y a un petit secret effectivement (rires) ! C’est vrai qu’on a l’impression que la personne hypnotisée dort. Visuellement pour le public, la personne est endormie, mais on sait très bien qu’elle ne dort pas. Si c’était le cas, elle n’entendrait pas ce qu’on lui dit. Maintenant, il est vrai que dans l’hypnose spectacle d’antan, on faisait croire que les personnes dormaient à poings fermés, qu’on pouvait les faire roupiller en un claquement de doigts… Certes, aujourd’hui le mot est resté dans le protocole hypnotique, mais la personne ne dort pas. Elle est dans un état modifié mais elle reste consciente puisqu’elle entend les sons, les applaudissements… l’individu en fait seulement abstraction !

mB : Pouvez-vous hypnotiser à distance ?

CA : Ça va être par téléphone, ou quelque chose comme ça. La personne doit être très réceptive uniquement sur un de ses systèmes sensoriels. Donc par téléphone, c’est possible, mais ça ne serait pas aussi fort qu’en direct !

mB : Lors de votre 1er passage dans TPMP, vous avez fait sensation, principalement, auprès de Gilles Verdez et Bertrand Chameroy. L’hypnose semblait les avoir « chamboulé », pourquoi ?

CA : Quand vous vivez un état modifié de conscience, on fait des choses qu’on ne ferait pas normalement. Donc forcément, on ne comprend pas pourquoi ça se produit… Bertrand Chameroy - par exemple - ne comprenait pas pourquoi il avait parlé chinois alors qu’il n’en avait pas envie. Au final, ça reste un peu perturbant. Après, bien sûr, il n’était pas en danger ! Ce qu’il s’est passé avec Gilles Verdez – lui qui est très réceptif à l’hypnose et qui a certainement un état émotionnel plus fort que les autres – c’est qu’il voyait sa compagne sur le plateau, alors que ce n’était pas vrai. Il avait une hallucination ! Forcément, ça fait une décharge émotionnelle, c’est quelque chose qui n’est pas habituel, pas commun. Il y a eu des larmes. Pas de tristesse, mais plutôt quelque chose qu’on qualifie véritablement de décharge émotionnelle. Après, tout comme Bertrand Chameroy, il n’était pas en danger. Il vivait seulement quelque chose de très fort. Quoiqu’il arrive, le conscient protège toujours !