Selon Anonymous, quelque chose de grave se prépare

Ecrit par

L'économie mondiale va mal et c'est un fait, mais pour Anonymous, le danger réel de cette crise à retardement pourrait bien être fatale et déstabiliser l'équilibre mondial au-delà de notre imagination.

Alors que l'on se demandait il y a quelques mois si la contestation d'Anonymous allait perdre de son sens en devenant un business, il y a visiblement des logiques commerciales bien plus destructrices que le" branding d'idéologies". Selon le groupe de cyber-hacktivistes Anonymous, les grandes puissances mondiales se préparaient actuellement à l'arrivée d'une crise sans précédent. Plusieurs avertissements avaient pourtant été émis sur ces dix dernières années, ce qui n'a pas empêché la Grèce de sombrer dans un sérieux marasme économique. Des faits plus récents pourraient bien appuyer la thèse d'Anonymous. En effet, cette semaine, la dette publique américaine a dépassé les 16 000 milliards de dollars. Chaque heure, la dette publique américaine s'enfonce en moyenne de 125 millions de dollars, soit 30 000 dollars par secondes. Une situation qui pourrait bien expliquer les étranges comportements des gouvernements et des banques comme le souligne Anonymous.

La grande Crise se préparait dans l'ombre ?

Le prix Nobel d'économie Edward C. Prescott avait lui-même admis quelques mois plus tôt que le modèle économique mondial n'était plus viable et ne pouvait pas continuer ainsi. On ne compte plus le nombre de vidéos, d'interview, d'interventions de spécialistes en tous genres confirmant cette inquiétante tendance. Certains ont littéralement pété les plombs comme l'analyste économique de CNBC Jim Cramer en 2007, alors qu'il n'était question que d'une micro éruption de ce qui nous attend véritablement. Une problématique qui ressort souvent au travers de ces différentes analyses concerne la dématérialisation financière (Spéculation, titres, actions …), qui s'oppose mais ne se sépare pas de l'économie matérielle (construction de biens physiques, bâtiments, transports, usines, etc …). Les deux modèles étant interdépendants, la notion de richesse réelle en devient tronquée par la dimension virtuelle des marchés. Ainsi, lorsque qu'une action est en chute libre, ce sont des usines qui ferment, des emplois détruits et forcément une crise qui s'aggrave. Avec les 16 000 milliards de dollars de dette déjà existante aux Etats-Unis, les pronostics engagés seraient bien pire que ceux prévus lors de la crise de 2008 (lorsque Jim Cramer pétait déjà les plombs). Le constat a été corroboré par Olivier Delamarche entres autres, sur BFM Business deux jours plus tôt, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Enfin, pour synthétiser le problème sans vouloir paraître réducteur ou manquer d'objectivité, on pourrait presque dire en regardant la vidéo de Nigel Farage que le problème de la dette publique en Europe s'apparente à une patate chaude que les banques de la zone Euro se refilent indéfiniment. Comme Nigel Farage le dit sur le ton de l'ironie "so british" "c'est du génie n'est-ce pas ?".